Arrêté du 20 juin 2013 : Pharmashopi, une e-pharmacie iséroise engagée

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Il y a deux ans, Laurence Silvestre, gérante de la société Gatpharm, développait Pharmashopi.com, le premier site e-commerce en Isère de pharmacie et parapharmacie. Réservé dans un premier temps à la vente de produits de parapharmacie en France, le site proposait certains médicaments à l’étranger, puisque la vente de médicaments en ligne était interdite en France.

« Lorsque nous avons créé pharmashopi.com en 2011, c’était clairement dans l’attente de pouvoir vendre des médicaments un jour sur internet. Nous étions dans les starting-blocks  lorsque l’ordonnance ministérielle a été signée »

La première ordonnance du 19 décembre 2012, a en effet permis d’encadrer la vente de médicaments en ligne en France. La réglementation en vigueur précise alors que seuls les pharmaciens titulaires d’une officine physique sont habilités à vendre des médicaments sans ordonnance sur un site e-commerce. Ils doivent également obtenir une autorisation en bonne et due forme auprès de leur Agence Régionale de Santé (ARS) et déclarer leur site internet à l’Ordre des Pharmaciens.

« Le jour de la publication de l’Ordonnance Ministérielle, nous avons contacté l’ARS et le Conseil National de l’Ordre pour être dans les tous premiers autorisés à vendre des médicaments en ligne sur Pharmashopi.com. »

Le 29 mai 2013, Pharmashopi obtient l’autorisation définitive et officielle de l’ARS Rhône-Alpes pour le commerce électronique des médicaments hors prescription. L’entreprise poursuit son développement et mettra prochainement à disposition plus de 1500 références de médicaments sur son site. Son objectif est clairement affiché : devenir un des leaders sur le marché du e-commerce des médicaments, tout en soignant la relation client et le conseil.

« Le fait que nous ayons reçu l’autorisation officielle de l’ARS est une très bonne nouvelle. C’est un gage de sécurité et de confiance pour le patient comme pour le pharmacien. »

Parallèlement, Pharmashopi.com prépare la sortie d’une toute nouvelle version en septembre prochain. Version qui devra se conformer au nouvel arrêté de bonnes pratiques de dispensation des médicaments par voie électronique, qui rentrera en application le 12 juillet.

Bien qu’ayant intégré les remarques de l’Autorité de la Concurrence, l’arrêté comporte de nouveaux éléments qui restent difficilement applicables pour l’ensemble de la profession. Ainsi, « l’hébergement des données ne peut se faire qu’auprès d’hébergeurs agréés par le ministre chargé de la santé » ce qui pourrait entraîner un surcoût non négligeable. D’autre part, la préparation des commandes doit obligatoirement s’effectuer « au sein de l’officine » ; pour les pharmacies qui disposent d’un espace limité, cette contrainte peut représenter un frein au développement de leur activité. Autre point, « la quantité maximale à délivrer (…) ne peut excéder un mois de traitement à posologie usuelle » et doit « respecter la dose d’exonération indiquée pour chaque substance ». Laurence Silvestre explique :

« Cette disposition restreint l’accès à certains médicaments pour les patients. Il faut envisager d’évaluer le rapport bénéfice/risque selon le type de médicaments. Pour les veinotoniques par exemple, la durée du traitement est d’au moins 4 mois pendant la « période chaude ». Pourquoi alors restreindre à un mois la quantité à délivrer, alors qu’on sait pertinemment qu’il n’y a pas de risques de surdosage ni d’utilisation frauduleuse pour ce type de produit ? Par contre, il est effectivement essentiel d’appliquer cette restriction pour les médicaments comme le Contalax ou ceux à base de codéine (Prontalgine) par exemple, qui sont utilisés à des fins non usuelles et peuvent entraîner des risques d’accoutumance »

D’autre part, si l’on considère qu’un patient souhaite commander pour plusieurs personnes (membres de la famille) un même médicament dont l’exonération ne permet la délivrance que d’une seule boîte, il sera alors contraint de renouveler sa commande pour chaque autre personne, ce qui l’oblige à payer à plusieurs reprises les frais de port.

Mener une action pour désamorcer la situation se révèle essentiel, Laurence Silvestre souligne « la législation actuelle impose des limites au développement pérenne des sites e-commerce de pharmacie ». Au cours du mois de juillet, elle participera activement à un collectif réunissant les principaux acteurs de l’e-pharmacie en France afin de mener une réflexion commune sur les enjeux que soulèvent ces différents points pour l’avenir de leur activité.

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